Harry Potter et le mystère de la chouette effraie
Le couloir était plongé dans la pénombre, simplement éclairé par la pâle lueur de la lune passant par les rares fenêtres du couloir. Un silence pesant régnait dans le château. Des pas rapides, résonnant sur le sol de pierre, brisèrent soudain le calme nocturne. Severus Rogue avait sentit soudain le sentiment de béatitude du sortilège d'Imperium de Voldemort s'estomper. Cela faisait près de trois semaines qu'il y était soumis et il avait prit conscience qu'il devait faire quelque chose. Sachant que toute fuite était impossible, il se dirigeait vers la volière pour informer Dumbledore une dernière fois.
Il ouvrit la porte de la volière, sans apercevoir une
ombre fugitive à l’angle du couloir
Il devait faire
vite car un Mangemort ou pire pouvait le surprendre à tout moment. Il écrivit
donc rapidement et d'une écriture quasiment illisible, ces mots :
“Professeur, Je profite d'un moment de répit pour vous
avertir des intentions de Voldemort : il s'est associé aux détraqueurs, comme
vous l'aviez prévu, et Azkaban lui a été livré et lui sert à présent de refuge.
Il prévois également de vous tuer ainsi que Potter et pleins d'autres mais
j'ignore comment. Faîtes attention à vous. Severus Rogue.”
Au moment même où le hibou porteur de son message
disparut, le professeur senti une ombre s'élever dans son dos.
" ENDOLORIS " prononça une voix glaciale.
Rogue s'effondra encore une fois, projeté contre un mur.
Lorsqu'il se réveilla, le professeur des potions de Poudlard s'étonna d'être
encore vivant mais ne s'en réjouit pas. Il préférait en effet la mort à se qui
l'attendait sûrement. La porte grinça et son ancien maître entra. A sa vue,
Severus ne put s'empêcher de ressentir un frisson de dégoût : le Seigneur des
Ténèbres, se tenant debout dans l’encadrement de la porte, la baguette levée,
avait un visage plus blanc que celui d'un mort, ses yeux rouge braise
brillaient d’un éclat presque surhumain dans la pénombre de la pièce. Il pris la
parole d'une voie aiguë et glacée et prononça les mots tant redoutés du
professeur Rogue :
"- Je vais te tuer pour se que tu as fait, Severus.
Tu m'as trahi une première fois il y a plusieurs années et une autre alors que
je t'avais donner une seconde chance, et ce pour cet amoureux des Moldus, ce
sorcier protecteur des Sangs-de-Bourbe, cet Albus Dumbledore Pour cela en
particulier, tu mourras lentement.
- Vous ne devriez
pas parler comme ça du plus grand sorcier de tous les temps." répondit
Rogue, en se relevant pour faire face à Voldemort, avec un courage et un
détachement qu’il était loin de soupçonner.
Il espérait ainsi prendre sa revanche et pousser
Voldemort à perdre son sang-froid. Mais celui-ci avait du sang de serpent dans
les veines et répondit calmement, plus menaçant que jamais, une expression de
pure cruauté dans ses yeux.
"J'ai changé d'avis, Severus : tu vivras et tu seras mon instrument pour tuer Dumbledore et son protégé. Mais cela ne doit pas t'empêcher de payer. Je crois que je vais tout d'abord te confier à un Détraqueur. En attendant, tu es trop rebelle pour que je te remette sous Impérium ! Tu n’aurai aucun mal à te libérer à nouveau !”
Rogue pâlit plus encore, devinant ce qui allait suivre.
“- Je vois que tu as deviné ce qui t’attendait ! remarqua tranquillement Voldemort, avec un sourire glacial. Je vais te laisser quelques temps, en compagnie de Détraqueurs ! Ca t’apprendra à me montrer si peu de respect ! Après ça, je pense que tu sera plus docile à mes injonctions ! Queudver, va me chercher les Détraqueurs ! ordonna-t-il à un Mangemort qui, jusqu’à là, se tenait dans l’ombre de son maître.
- Oui, maître ! J’y vais tout de suite ! marmonna le petit homme au crâne chauve, Peter Pettigrow, surnommé Queudver.
- Comme tu l’as sûrement compris ! commenta Voldemort, tranquillement après le départ de Peter, en s’adressant à Rogue (qui regrettait amèrement de ne pas avoir sa baguette). C’est Queudver qui m’a révélé ce que tu faisais ! Je lui avais donné l’ordre de te surveiller et de me prévenir au moindre geste suspect ! Malheureusement, je suis arrivé trop tard pour t’empêcher d’envoyer une lettre ! Et, au fait, inutile d’espérer récupérer ta baguette ! Même si tu l’avais sur toi, tu ne pourrai pas me vaincre !”
Rogue, jugeant inutile de répondre, aborda un autre sujet, toujours dans l’espoir d’énerver Voldemort.
“- Pourtant, on dirait que vous avez peur de Potter ! remarqua calmement Rogue. Pour que vous vouliez, à ce point, vous débarrasser de lui, il doit sûrement représenter une menace pour vous !
- Certainement pas ! Mais je n’aime pas ceux qui s’oppose à moi et ce gamin s’est retrouvé, beaucoup trop souvent, sur mon chemin ; il est beaucoup trop gênant ! Et, de plus, j’ai d’autres raison de vouloir le supprimer, personnellement.
- C’est bien ce que je disais ! Il vous fait peur ! éclata Rogue.
- Tiens ! Voilà les Détraqueurs ! Je reviendrai d’ici une heure ! Amuse-toi bien !” ricana Voldemort avant de quitter la pièce.
Et la porte se referma dans un claquement sec, tandis que Voldemort quittait la pièce, abandonnant Rogue qui se laissa retomber contre le mur, abattu et désespéré....
“Je n’ai même pas réussit à le pousser à me tuer ! marmonna-t-il. Au lieu de ça...! En tout cas, quoiqu’il arrive, je resterai fidèle à Dumbledore. Même si, pour cela....!”
La porte s’ouvrit à la volée, laissant apparaître deux silhouettes cagoulées, les Détraqueurs.
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